La traduction du Saint Coran en langue française
avril 17, 2012, with Comments: 0
Par Ezzaldin Mirgani
Le mot Coran signifie lecture, les arabisants modernes ont adopte le qaf arabe guttural, du (kaf) k qui se prononce à partir de la langue et du palais. Ce pendant, les latinistes arabes ont traditionnellement rendu le ç latin par la lettre Q qaf, c’est ce qui autorise les traducteurs à écrire Coran.
Le Coran en tant que tel comporte 114 sourates, et ce du vivant même du prophète, chaque sourate traduite généralement par le vocable « chapitre » a été conservé telle quelle dans toutes les traductions du Coran. Les traducteurs n’ont pas voulu s’sacrifier à cet usage, mais la sourate elle–même se compose d’un nombre inégal d’ « ayat » ou « versets ».
Le Coran est la parole d’Allah, Mohammed « que la paix et le salut soient sur lui » n’étant que l’agent qui reçoit la révélation du message divin pour le communiquer à sa communauté d’abord, ensuite à l’humanité toute entière. Les coranologues prennent le soin d’indiquer en outre, la période et le numéro d’ordre chronologique.
Le classement des sourates a été opéré par les soins du prophète sur ordre d’Allah. Les traducteurs préfèrent conserver le mot arabe désignant « Dieu » l’Unique » car c’est ainsi qu’il est désigné dans le saint Coran. Le mot Islam étymologiquement, veut dire soumission totale à Allah. Ce vocable désigne aussi l’engagement du fidèle à observer les enseignements coraniques et prophétiques, As-Aalat, office religieux comportant un ensemble » ou cycle » d’acte dévotionnels à caractère rituel consistant à observer les positions suivantes : debout, inclinée, redressée, prosternée et assise.
Dans chaque position, le fidele est tenu de prononcer des formules déterminées. Cet office religieux dont le fidèle est tenu de s’acquitter quotidiennement n’a pas d’équivalent dans les autres religions. C’est ce qui nous a pousses à retenir le vocable »As-Salat » au lieu de le traduire en français par le mot «prière» qui se limite seulement aux invocations. Az-zakat en Islam ne se limite pas à l’acte de générosité ou de charité, c’est plutôt un acte d’adoration par le versement de numéraires dont les règles sont détaillées dans le saint Coran et la Sounnah. Le vocabulaire français ne dispose pas d’un terme équivalent ce qui explique notre souci de maintenir l’appellation arabe. As-Seyyam, il s’agit d’observer un » jeune » qui consiste a s’abstenir de boire, de manger, de fumer, d’avoir des rapports sexuels, ou tout autre acte susceptible d’annuler le jeune de l’aube jusqu’au coucher du soleil avec l’intention de se rapprocher d’Allah. Il, va se soi que le jeune a des effets très bénéfiques sur la conscience du fidèle, non seulement en vue de fortifier sa foi, mais de le préparer aux épreuves difficile de la vie. Là aussi, la terminologie arabe s’impose parce que la définition du jeune dans les autres religions n’a pas reçu la même acceptation.
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